Bibliothèque numérique

Jeudi 29 octobre 2009
Après avoir remarqué certains défauts de numérisation chez Google Books (billet précédent), je fais bonne mesure en remarquant qu'un an après le crash d'ouverture de Europeana, le sytème informatique ne paraît toujours pas au point. Voici trois écrans d'erreur différents que j'ai captés aujourd'hui sur le site :

"Le nouveau système informatique d'Europeana est actuellement en phase de test. Le site est accessible à la consultation. Toutefois, l'utilisation peut e pas être optimale durant cette période (par exemple le nombre d'utilisateurs restera limité en période de pointe)."


Ou : "Veuillez nous excuser pour cette interruption de service momentanée. SARA Consulting Network Services, hébergeur d'Europeana, effectue la maintenance de son réseau de 18:00 à 21:00, heure normale d'Europe Centrale, le 11 septembre 2009" (la date est particulièrement mal choisie pour un crash informatique qui semble permanent)

quand ce n'est pas carrément :

Par Alexandre Moatti
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Mardi 8 septembre 2009
Je n'approuve pas ceux qui critiquent Google Books par principe, j'ai déjà eu l'occasion de le dire dans ce blog et dans divers articles. Les récents psychodrames BnF/Google sont d'un intérêt limité, et il y aurait beaucoup àécrire sur la façon dont Google Books est déjà beaucoup utilisé comme outil dans de nombreux milieux documentaires ou universitaires, voire dans le grand public.

Mais quand je vois il y a un défaut, mentionnons-le. La numérisation automatique sur machine à numériser a ses inconvénients. Comme me le faisait remarquer un des auteurs BibNum suite à son article commentant la thèse de Foucault (1853) sur les vitesses de la lumière dans l'air et dans l'eau, la numérisation Google Books de ce document possède une grave défaut : la planche de figures n'est pas dépliée, ce qui fait qu'on ne voit pas toutes les figures et qu'on ne peut absolument pas comprendre le document.
Nous avions fait notre propre numérisation pour ce document (lien vers planche Google, image ci-dessous).
Par Alexandre Moatti
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Samedi 28 février 2009
La Bibliothèque royale de Belgique vient d'ouvrir sa bibliothèque numérique. C'est une bibliothèque tous documents (journaux, imprimés, cartes, dessins, médailles...). Elle semble compter à l'ouverture un nombre limité de documents : 2900 pour le XIX°s, 145 pour le XX°s, 320 pour le XVIII°s, etc.

Le mieux pour explorer les bibliothèques avec peu de documents (en effet on ne sait pas qui chercher, des recherches de type "Proust" ou "Poincaré" ne donnent aucun résultat) est d'aller sur la page "recherche avancée" et de cocher une des cases. A cet ednroit-là, on trouve principalement des médailles et des cartes, (1500 cartes et 3500 médailles d'après le compteur), très peu d'imprimés (120 donne la recherche).

Les visualisations sont très diverses : directes pour les médailles, dans une visionneuse après un click sur une URL donnée pour les cartes (exemple); pour les imprimés, ceci paraît plus compliqué, il semblerait que l'on soit renvoyé vers des sites externes en frame dans le site KBR - et l'accès au document est problématique. Essayez (cocher "imprimés" à droite), vous aurez peut-être plus de chance que moi, n'hésitez pas à mettre vos conclusions en commentaires.


Les conditions de droits sont intéressantes, on trouve le paragraphe suivant : "La reproduction des documents mis à disposition dans ‘Belgica’ est autorisée à des fins de recherche, d'enseignement ou à usage privé, sous quelle que forme que ce soit, à l’exception de la publication sur internet." Ceci signifie qu'un document ne peut être mis sur Internet même si le site est à usage pédagogique.
Par Alexandre Moatti
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Mardi 17 février 2009

A l'occasion de la mise en ligne récente sur BibNum du texte de Lambert (1761) sur l'irrationalité de Π (et de son analyse par Alain Juhel), nous portons à votre connaissance l'existence de la bibliothèque numérique de l'Académie des sciences de Berlin.

Vous pouvez vous rendre sur la page de présentation des ouvrages numérisés, et trouverez de nombreux périodiques en français, de 1745 à 1804, dont "Histoire de l'Académie Royale des Sciences et des Belles-Lettres de Berlin".

Saluons ainsi l'amorce d'une bibliothèque numérique scientifique européenne... sachant qu'à cette époque la langue de la science était plutôt le français, voire encore le latin !

Par Alexandre Moatti
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Mercredi 10 décembre 2008

Difficile de faire entendre sa voix, sa voie, dans le concert de louanges autour d'Europeana. Le plus décalé - compte tenu du fait qu'on ne pouvait voir le site - était la gargarisation autour du nom Europeana, qui aurait été donné par la France en remplacement de TEL The European Library, nom anglo-saxon, horresco referens ! (ce commentaire était d'ailleurs erronné puisque TEL existe toujours, allez comprendre, c'est un site que vous pouvez aller voir, qui lui n'est pas saturé)
Difficile en effet d'écrire quoi que ce soit de sérieux quand on n'a pas pu voir le portail Europeana, ce qui est mon cas ! J'ai retenu toutefois, des commentaires de ceux qui l'ont vu (?), que c'était avant tout une médiathèque, peut-être à thèmes, et sans doute un portail... à confirmer le 15 décembre.
Certaines voix se sont levées (je retrouverai les URLs) pour s'étonner que tout benoîtement, on puisse indiquer sur un site public financé à grands frais "Nous serons de retour le 15 décembre", soit 25 jours plus tard...J'ai lu un commentaire selon lequel, dans un cas pareil, toute l'équipe de développement et les sous-traitants étaient remerciés sur-le-champ. Rendons grâce à l'INA et à l'IGN, lors du lancement respectif de leurs super-sites (Vidéothèque et Géoportail), d'avoir, même s'ils croulaient sous les connexions, tout fait pour rétablir le service 3-4 jours plus tard... Il n'y pas eu cette vélléité semble-til chez Europeana.
François Lambel dans Le Monde Informatique a eu le 27 novembre des mots justes sous le titre "Dissection d'une coquille vide fermée pour travaux" - égratignant au passage Le Monde (mais ces journaux ne sont pas dans le même groupe) qui qualifiait Europeana de "point d'orgue culturel de la présidence française de l'Union européenne" ! Il pose une vraie question : qui fera les comptes pour le contribuable européen ? Dans l'orbite des médias culturels, néanmoins, aucune voix dissonnante, me semble-t-il, sur le sujet d'Europeana.


En attendant d'affiner mon jugement, je réfléchis actuellement sur deux pistes (et vous pouvez le faire aussi si ce sujet vous intéresse) :
1) la première est de cerner la différence entre Michaël et Europeana : lors du colloque PFUE "Numérisation du patrimoine culturel" au musée du quai Branly les 27 & 28 novembre, auquel j'ai participé en partie, j'ai été frappé de la ressemblance entre ces deux projets : européens, tous documents, portails, multilinguisme... la différence étant que Michaël marche, existe depuis plus longtemps, est moins connu (télécharger la présentation de Michaël lors de ce colloque, 20Mo). Lambel n'a pas tort quand il écrit qu'Europeana est une multitude de projets européens imbriqués. A investiguer. Allez voir Michaël et reparlons-en.


2) une deuxième piste est, pour voir comment tous ces projets évoluent, de créer un marqueur, j'en ai trouvé un, sans doute pas le meilleur. Dans Wikipedia, combien de pages réfèrent-elles à Gallica, à Gallica 2, à Europeana, à Google Books. C'est très sîmple :
- Faire une recherche http://books.google dans la boîte de dialogue "Rechercher" de la page d'accueil Wikipedia. Le résultat est : 10774 résultats.
- Même recherche http://gallica.bnf dans la même boîte de dialogue. Le résultat est : 5918 résultats ; et pour Gallica2, il est : 306 résultats.
Il s'agit là d'une démarche expérimentale, en dehors des discours de circonstance : je ne prétends pas à ce que ce soit la meilleure, ou même qu'elle soit valide. Je tâtonne, comme dans toute démarche scientifique. Votre avis sera précieux (NB: la recherche ci-dessus a été faite le mercredi 10 décembre au soir, son résultat semble être très variable, vous pouvez mettre vos résultats avec cette même recherche en commentaires).

Par Alexandre Moatti
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