Culture et sciences sur internet
Ce blog est créé à la rentrée scolaire 2006 pour suivre les sujets suivants:
# Bibliothèque numérique européenne (BNUE), et bibliothèques numériques en général.
# Edition et revues scientifiques.
# Culture scientifique.
Alexandre Moatti
Secrétaire général du comité de pilotage BNUE août 2005- août 2006

Concernant la bibliothèque numérique européenne (BNUE), il me paraît utile de rappeler quelques idées-forces auxquelles je suis attaché et qui je l'espère verront le jour avec le projet:
# la BNUE doit être un site de consultation de documents, avec une unité de présentation pour les internautes, et non un simple portail ouvrant vers les sites d'autres bibliothèques comme la BnF, la Fiorentina,...; en ce sens la BNUE doit être une véritable bibliothèque numérique, au sens où l’on peut y consulter des livres.
# par conséquent, le grand public doit être attiré vers le site BNUE, et la question de l'attractivité et de la promotion d'un site BNUE est au moins aussi importante que le sujet de la numérisation de masse d'ouvrages.
# ainsi, la BNUE ne doit pas se construire contre les moteurs de recherche qui seuls sont susceptibles d’attirer le grand public vers le site BNUE ; une coopération à l’amont avec les grands moteurs (Google, MSN, Yahoo …), par exemple sur les sujets d’indexation, est nécessaire dès à présent. Si le concept de BNUE a un sens face à ces géants de l’internet, c’est justement que la BNUE doit être assez forte pour pouvoir discuter avec tous, sans exclusivité.
# c’est pourquoi nos documents français (par exemple Gallica de la BnF ) doivent être indexables en plein texte, pour que l’internaute puisse y accéder via un moteur de recherche qui est généralement sa page d’accueil. Nous étions en avance en France avec 80 000 documents Gallica numérisés (en mode image), il est urgent que ces documents soient numérisés plein texte à cet effet.
# il y a aussi une urgence à faire apparaître sur internet des contenus francophones numérisés ; peu importe le nom de la future BNUE, j’ai entendu Europeana, elle doit voir le jour vite avec des contenus francophones ; démarrer la coopération avec la Belgique, la Suisse, voire le Canada, non européen, est à mon sens une priorité, car sinon, de facto et non par un malin complot googlesque, le patrimoine francophone de qualité avec numérisation et visualisation correctes sera le dernier à l’appel sur Internet.
# enfin, l’approche originale développée par le comité de pilotage français (approche qu’à ce jour la Commission européenne ne semble pas avoir reprise) est d’associer en amont les éditeurs à la BNUE, pour y inclure, de manière payante pour l’internaute, des livres sous droits venant compléter utilement la BNUE bibliothèque des savoirs.
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